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Le journal · Conseils barbier

Le bon produit dépend de trois choses : votre coupe, la nature de votre cheveu (fin, épais, ondulé) et le résultat que vous voulez (mat ou brillant, souple ou figé). Une argile sur un cheveu fin, une crème sur un crop, une cire sur une boucle sèche : c’est là que ça rate. Ce guide part de la coupe et de la matière, pas d’un catalogue, et finit sur un tableau de décision coupe × cheveu → produit.

L’essentiel en bref

Pour choisir un produit coiffant pour homme, on part de la coupe et du cheveu. La cire matte ou argile donne du relief sans brillance aux coupes courtes texturées. La cire crème, plus souple et plus brillante, accompagne les longueurs peignées. La poudre texturisante donne du volume au cheveu fin qui retombe. Le spray au sel crée l’effet sortie de plage sur cheveu humide. La crème bouclante définit les cheveux ondulés et bouclés. Dans tous les cas : une noisette, chauffée entre les paumes, posée de l’arrière vers l’avant, et un shampoing le soir.

Flacon de spray au sel Brutal, de la gamme The Hairdresser, posé sur une surface en bois au salon de Six-Fours-les-Plages
Jeune homme de profil avec une coupe dégradée et des mèches texturées sur le dessus, au salon The Hairdresser

Avant d’ouvrir un pot

Au fauteuil, on ne commence jamais par « quelle marque ? ». On regarde la coupe qu’on vient de faire, on passe la main dans le cheveu, et on demande ce que vous voulez voir dans le miroir à dix heures du matin, puis à six heures du soir. Quatre questions suffisent pour éliminer les trois quarts des produits du rayon.

Si vous ne savez pas encore quelle coupe vous va, commencez plutôt par notre guide comment choisir sa coupe de cheveux. Le produit vient après.

Quelle tenue : souple, moyenne, forte ?

La tenue, c’est la capacité du produit à garder la mèche là où vous l’avez posée. Une tenue souple laisse le cheveu bouger et se replacer tout seul dans la journée : c’est le choix des coiffures décoiffées, des longueurs qui doivent vivre. Une tenue moyenne dessine sans figer, c’est la plus polyvalente. Une tenue forte verrouille une forme précise, une raie nette, une mèche relevée qui ne doit pas retomber à midi.

Le piège, c’est de croire que plus fort veut dire mieux. Une tenue trop forte sur une coupe qui demande du mouvement donne un résultat cartonné, et on passe la journée à ne pas toucher ses cheveux.

Quelle finition : mate, naturelle, brillante ?

La finition, c’est ce que la lumière renvoie. Mate : le cheveu a l’air de ne rien porter, on lit la texture et pas le produit. Naturelle : un léger reflet, celui d’un cheveu propre et en bonne santé. Brillante : un lustre visible, plus habillé, qui rappelle les coiffures plaquées d’autrefois.

La tendance des coupes courtes texturées va vers le mat, parce qu’il met en valeur le travail des ciseaux. Mais une finition naturelle ou un peu brillante flatte très bien une longueur peignée en arrière.

Quelle matière : fin, épais, ondulé ou bouclé

Un cheveu fin qui retombe a besoin de corps, pas de poids : un produit gras ou trop riche l’aplatit en une heure. Un cheveu épais qui gonfle a besoin d’être discipliné : une matière plus dense, qui pèse un peu, le tient en place. Un cheveu ondulé ou bouclé a besoin de définition et d’hydratation : le figer casse la boucle, le sécher la fait frisotter.

C’est souvent la question la plus oubliée, et c’est pourtant elle qui fait qu’un même produit marche sur votre voisin et pas sur vous.

Quelle longueur : du dégradé court au mulet

Un dégradé court laisse peu de matière au-dessus : il faut peu de produit, posé surtout sur le dessus. Un crop texturé vit de son relief, il demande une texture. Une longueur travaillée, balayée vers l’arrière ou sur le côté, demande un produit qui accompagne le peigne ou les doigts. Un mulet mélange deux longueurs, donc souvent deux besoins.

La coupe fixe le cadre, le produit vient ensuite. C’est pour ça qu’on choisit son produit après sa coupe, jamais l’inverse.

Une par une

Pour chaque famille : ce que c’est, pour quel cheveu et quelle coupe, comment l’appliquer, et l’erreur qu’on voit le plus souvent. On prend à chaque fois l’exemple de la gamme de produits du salon, vendue sous notre propre étiquette. On décrit ce que fait ce type de produit, pas une formule : pour le détail de ce qu’il y a dans le pot, c’est l’étiquette qui fait foi.

La cire matte ou l’argile — exemple : Clay, cire matte 100 g

C’est le produit des coupes courtes d’aujourd’hui. Une texture ferme, un peu sèche, qui donne de la tenue et du relief sans aucune brillance : le cheveu a l’air de tenir tout seul. Elle convient aux cheveux moyens à épais, et aux coupes où l’on veut voir des mèches séparées : dégradé net avec un dessus travaillé, crop texturé, coiffé-décoiffé.

Le geste : sur cheveu sec, ou à peine humide. On prend l’équivalent d’un petit pois, on le frotte longtemps entre les paumes jusqu’à ce qu’il devienne presque invisible, puis on travaille de l’arrière vers l’avant, en pinçant les pointes pour séparer les mèches.
L’erreur classique : poser la cire froide, en paquet, directement sur le dessus. Elle s’accroche en plaque à un seul endroit, et le reste de la tête n’a rien.

La cire crème, plus souple et plus brillante — exemple : Creamy, 100 ml

La cire crème est plus tendre : elle s’étale facilement, glisse dans une longueur et laisse un fini naturel à légèrement brillant. La tenue est plus souple, la mèche garde du mouvement. C’est le produit des longueurs travaillées, peignées en arrière ou balayées sur le côté, et des cheveux épais qui gonflent et qu’il faut simplement calmer.

Le geste : sur cheveu sec ou légèrement humide. Une noisette, répartie entre les paumes puis sur les doigts, passée dans toute la longueur, puis un coup de peigne ou de doigts pour donner la direction.
L’erreur classique : la mettre sur un cheveu fin. Elle l’alourdit et le colle : au bout d’une heure, la coiffure est à plat.

Pot ambré de cire coiffante Creamy, de la gamme The Hairdresser, posé sur une surface en bois

La poudre texturisante : du volume au cheveu fin — exemple : Poudre coiffante matifiante

Une poudre très légère qui donne de l’accroche au cheveu et le matifie. Elle ne pèse rien, c’est tout son intérêt : sur un cheveu fin qui retombe, elle soulève la racine là où une cire écrase. Parfaite sur un crop texturé ou un dessus court qu’on veut voir en volume.

Le geste : sur cheveu bien sec. On saupoudre un peu à la racine, par petites zones, puis on frotte du bout des doigts pour l’activer et on place.
L’erreur classique : en remettre parce qu’on ne la voit pas. Trop de poudre rend le cheveu rêche et grisâtre. Une petite dose, et on attend de voir.

Le spray au sel : l’effet sortie de plage — exemple : Brutal

Vous connaissez le résultat : les cheveux après une baignade au Brusc, séchés au soleil sur la serviette. Un peu de corps, une texture irrégulière, un mouvement qui n’a pas l’air voulu. Le spray au sel reproduit cet effet, sans la mer. Il va aux cheveux mi-longs, aux ondulations légères, au mulet, et sert très bien de base avant une cire.

Le geste : sur cheveu humide, quelques pulvérisations à vingt centimètres, puis on froisse la longueur dans la main en séchant, au séchoir ou à l’air libre.
L’erreur classique : en vaporiser sur cheveu sec, tous les jours, sans rincer. Le sel assèche, et le cheveu finit cassant, comme après une semaine de plage.

Flacon pompe ambré de la crème bouclante Waves, de la gamme The Hairdresser

La crème bouclante pour les cheveux ondulés et bouclés — exemple : Waves

Un cheveu bouclé ne se coiffe pas comme un cheveu raide. Il a besoin qu’on l’aide à se regrouper en boucles nettes, et qu’on l’empêche de gonfler en frisottis. La crème bouclante fait ces deux choses : elle définit et elle discipline, sans figer. La boucle reste souple sous la main.

Le geste : sur cheveu bien humide, à la sortie de la douche. Une ou deux pressions, réparties dans les mains, posées en remontant des pointes vers la racine comme si on froissait le cheveu. Ensuite, on n’y touche plus jusqu’à ce que ce soit sec.
L’erreur classique : passer les doigts ou la serviette dans la boucle une fois la crème posée. On casse ce qui venait de se former.

Gel et laque : pourquoi on les voit moins chez le barbier

Le gel et la laque existent toujours et rendent des services. Le gel donne une tenue forte et un fini mouillé, brillant, très net. La laque fixe une coiffure déjà en place. Si on les voit moins au fauteuil, c’est surtout une question de style : les coupes actuelles cherchent du relief et du mouvement, et un gel durcit le cheveu en un bloc qu’on ne peut plus retravailler dans la journée.

Pour une coiffure plaquée, très graphique, ou un événement où rien ne doit bouger, ils restent tout à fait valables. Simplement, ils supportent mal la retouche : une fois sec, un gel ne se redessine pas, il se lave.

La planche des coupes

Les familles de coupes du salon, croisées avec la matière du cheveu. C’est un point de départ, pas une ordonnance : deux têtes avec la même coupe n’ont pas toujours le même cheveu.

Quel produit pour quelle coupe et quel cheveu
CoupeMatièreProduitRésultat
Dégradé netCheveu fin à moyen, raideCire matte / argile, toute petite dose sur le dessusMat, tenue moyenne à forte
Crop texturéCheveu fin qui retombePoudre texturisante, éventuellement un voile de cire matteMat, relief, volume
Crop texturéCheveu épaisCire matte / argileMat, mèches séparées
Longueur balayéeCheveu épais ou rebelleCire crèmeNaturel à brillant, tenue souple
BouclesCheveu ondulé ou boucléCrème bouclanteBoucle définie, souple
Mulet boucléOndulé à boucléCrème bouclante sur l’arrière, spray au sel ou poudre sur le dessusMouvement, texture
Homme de profil aux cheveux bouclés sur le dessus, dégradé sur les côtés et barbe taillée, au salon The Hairdresser

Pour voir à quoi ressemblent ces familles en vrai, la coupe homme au salon et le dégradé homme montrent les têtes passées au fauteuil.

Le geste, pas le pot

La quantité. Pour une coupe courte, une noisette, et souvent moins. On peut toujours en rajouter, jamais en retirer sans repasser sous l’eau. Sur une longueur, on monte doucement, par petites prises.

Chauffée entre les paumes. Une cire ou une argile se frotte entre les mains jusqu’à devenir presque transparente. Chauffée, elle se répartit en voile fin sur toute la tête au lieu de s’accrocher en paquet au premier endroit touché.

Sec ou humide, selon le produit. Spray au sel et crème bouclante : sur cheveu humide, ils travaillent pendant le séchage. Poudre : sur cheveu bien sec, sinon elle fait des grumeaux. Cire matte et cire crème : sur cheveu sec ou à peine humide, selon qu’on veut plus de tenue ou plus de souplesse.

Du fond vers l’avant. On commence par l’arrière et les côtés, là où les mains arrivent encore chargées, et on finit par le devant avec ce qui reste. Le devant est la zone la plus visible : c’est celle qui doit en recevoir le moins.

Le séchage au doigt. Sur un spray au sel ou une crème, on sèche en froissant ou en dirigeant avec les doigts, sans brosse. Le peigne sert à la fin, pour une raie ou une longueur peignée, pas pour répartir le produit.

Ce qu’on voit au fauteuil

Quatre erreurs reviennent presque toujours. Aucune n’a besoin d’un nouveau produit pour être corrigée.

Trop de produit

La cause numéro un d’une coiffure qui brille trop, colle, ou retombe à plat. Si vos cheveux ont l’air mouillés ou cartonnés, divisez la dose par deux le lendemain. La plupart du temps, ça suffit.

Le mauvais produit pour la matière

Une cire crème sur un cheveu fin, une argile sur une boucle sèche, un gel sur un crop texturé : le produit fait son travail, mais pas celui dont votre cheveu a besoin. Revenez aux quatre questions du début.

Le produit sur cheveu sale

Remettre une couche sur la couche d’hier, c’est empiler du poids. Le cheveu s’alourdit, la tenue baisse, et on compense en mettant encore plus. Un cheveu propre tient mieux avec moins.

Ne pas rincer le soir

Dormir avec son produit encrasse le cuir chevelu et marque l’oreiller. Un rinçage, ou un shampoing doux quand il y a beaucoup de produit, remet tout à zéro pour le lendemain.

Devanture ensoleillée du salon The Hairdresser à Six-Fours-les-Plages, avec ses transats rayés jaune au bord de la corniche

L’été sur la corniche

Au bord de la rade, trois choses jouent contre votre coiffure : la chaleur, l’humidité et le sel. La chaleur ramollit les cires, surtout les textures crémeuses : la tenue baisse en fin de journée. L’humidité fait gonfler les cheveux épais et frisotter les ondulés. Et le sel de la baignade, s’il donne une jolie texture le premier jour, assèche la fibre quand il reste.

En été, on allège. On préfère les finitions mates et les textures sèches (argile, poudre), qui supportent mieux la chaleur. On réduit les doses, puisque le soleil et l’air salin donnent déjà du corps. Sur cheveu ondulé, la crème bouclante protège mieux du frisottis qu’une cire. Et après la plage, on rince à l’eau douce avant de remettre quoi que ce soit.

Pour protéger la fibre elle-même, et pas seulement la coiffure, notre article comment protéger ses cheveux du soleil et du sel détaille les bons gestes.

En fin de coupe

Le meilleur moment pour choisir son produit, c’est les cinq dernières minutes de la coupe. La coupe est fraîche, le cheveu est propre, et le barbier sait exactement ce qu’il vient de faire. On vous montre le geste avec le produit adapté : la dose, le sens, sec ou humide. Vous le refaites une fois devant le miroir, et vous repartez en sachant le reproduire chez vous le lendemain matin.

Dites-le simplement en début de rendez-vous : « je veux savoir quoi mettre ». Avec Kevin au barbier du salon, c’est une question qu’on prend au sérieux, et qui vaut autant pour la barbe : pour elle, voyez notre guide pour entretenir sa barbe au quotidien.

Les produits de la gamme se trouvent au salon, sur la corniche de Solviou. Il n’y a pas de commande en ligne : on préfère vous les mettre dans la main avec le geste qui va avec.

Jeune homme tatoué aux cheveux bouclés installé dans le fauteuil de barbier du salon The Hairdresser, devant le mur vert

Coupe homme avec Kevin

Réservez votre coupe sur Planity, et demandez en fin de séance le produit qui va avec votre cheveu. Le geste est offert avec la coupe.

Réserver avec Kevin

Questions

Cire ou argile : quelle différence ?

Dans le langage courant, on appelle « argile » une cire au fini mat, plus sèche au toucher. La cire au sens large couvre aussi des textures crémeuses qui laissent un reflet. L’argile donne du relief et une tenue sans brillance, idéale sur les coupes courtes texturées ; la cire crème glisse mieux dans une longueur et donne un fini plus naturel ou brillant. Au salon, Clay joue le rôle de la cire matte, Creamy celui de la cire crème.

Un produit coiffant abîme-t-il les cheveux ?

Utilisé normalement, non : un produit coiffant se pose sur la fibre, il ne la transforme pas. Ce qui pose problème, c’est l’accumulation. Un produit laissé plusieurs jours, recouvert chaque matin par une nouvelle couche, alourdit le cheveu, encrasse le cuir chevelu et finit par ternir l’ensemble. Un shampoing qui rince bien, le soir ou le lendemain, règle la question.

Quel produit pour des cheveux fins qui retombent ?

La poudre texturisante, en premier. Elle donne de l’accroche à la racine sans rien peser, ce qu’une cire ou une crème ne sait pas faire sur un cheveu fin. On en dépose un peu sur cheveu sec, à la racine, on frotte du bout des doigts, et on place. Si la mèche a besoin d’être dessinée, une pointe de cire matte par-dessus suffit.

Quel produit pour des cheveux bouclés, chez l’homme ?

Une crème bouclante, posée sur cheveu humide. Elle hydrate la boucle et l’aide à se regrouper sans la figer. On évite la cire sur une boucle sèche : en la travaillant au doigt, on casse la boucle et on obtient des frisottis. Au salon, c’est le rôle de Waves.

Peut-on mélanger deux produits ?

Oui, et les barbiers le font souvent. Le duo le plus courant : une poudre à la racine pour le volume, puis une cire matte sur les pointes pour dessiner. Ou un spray au sel sur cheveu humide, puis un peu de cire une fois sec. La règle : du plus léger au plus lourd, et de petites doses. Deux produits en grosse quantité, c’est deux fois plus de poids.

Combien de temps dure un pot de cire ?

Ça dépend de la longueur et de la main. Sur une coupe courte, une noisette suffit à chaque fois, donc un pot de 100 g ou 100 ml dure longtemps. Si votre pot fond en quelques semaines, c’est presque toujours le signe que vous en mettez trop. Fermez-le bien et gardez-le à l’abri de la chaleur, surtout l’été.

Pour aller plus loin

Clay, Creamy, la poudre, Brutal et Waves sont présentés un par un, étiquette à l’appui, sur notre page quel produit coiffant pour homme. En vente au salon uniquement.

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